Terminé

"MURMURES DE LA NATURE" - Explorer la biodiversité en quelques épisodes

Un parcours pédagogique autour du journalisme qui plonge les élèves au cœur du vivant et les sensibilise aux enjeux de biodiversité autrement.

Discipline artistique
Date de début
30/04/2026
Date de fin
28/05/2026
Personne(s) référente(s) du projet

Communauté de Communes du Pays Mornantais, 50, Avenue du Pays Mornantais
69440 Mornant

69 - Rhône

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Type de publics
Nombre total de participants
29
Provenance des participants

CTEAC

Convention territoriale d'éducation artistique et culturelle

Nbr. d’heures d’intervention artistique
9h

Résumé du projet

Direction Beauvallon et son Espace Naturel Sensible pour une immersion nature avec les 25 élèves de CM1/CM2 de l'Ecole La Rose des vents de Chassagny. En classe, rencontre avec un expert du Conservatoire d’Espaces Naturels Rhône Alpes. Puis échange privilégié avec un éleveur dont les animaux façonnent le site. À leurs côtés, les élèves découvrent les enjeux de la biodiversité et de l'élevage. Ils se forment aussi au podcast, un médium créatif et exigeant. Aurélie Delmas, journaliste professionnel, les guide pendant 9 heures d’ateliers. Préparation, prise de son, interview : ils apprennent en faisant. Objectif : comprendre, questionner, raconter le vivant autrement. À la fin, un podcast construit de leurs propres voix est créé.

Contenu artistique et culturel

Rencontrer

Le parcours offre aux élèves plusieurs occasions privilégiées de rencontrer des professionnels qui incarnent des métiers de la culture et de la connaissance. Le 30 avril, la rencontre avec Aurélie Delmas, journaliste, ouvre une fenêtre sur le monde des médias : les élèves découvrent le rôle du journaliste, ses méthodes de travail et sa manière d’enquêter sur des sujets tels que la biodiversité ou l’élevage. Les 21 et 28 mai, deux autres rencontres viennent enrichir cette exploration : celle de Mehdi Benotmane–Le Jeune, professionnel du Conservatoire d’Espaces Naturels, puis celle de Mickaël, éleveur dont les animaux pâturent sur l’ENS. Ces échanges ancrent le projet dans la réalité des métiers liés au vivant, et permettent aux élèves de dialoguer directement avec celles et ceux dont le savoir est au cœur du projet.

Pratiquer

Tout au long du parcours, les élèves deviennent pleinement acteurs de la création d’un podcast. Dès la première séance, ils prennent en main le matériel d’enregistrement, testent les microphones et réalisent des interviews entre camarades autour de thématiques choisies. Ils définissent collectivement l’identité sonore du podcast : nom, jingle, rôles de chacun. Le 21 mai, ils construisent eux-mêmes leur guide d’entretien, rédigent les questions, s’organisent en équipes et conduisent leur première interview professionnelle. Enfin, lors de la sortie sur le terrain, ils enregistrent en conditions réelles, micro en main, au cœur de l’ENS, découvrant les contraintes et richesses de l’enregistrement in situ. La pratique est centrale : ce sont les élèves qui créent, expérimentent, interrogent et produisent.

Connaître

En amont du parcours, les élèves et leur enseignante approfondissent les thématiques du projet grâce à une série de lectures et de recherches autour de la biodiversité, de l’agriculture et de l’élevage. Cette première étape leur permet de construire des bases solides pour comprendre les enjeux du vivant.

En parallèle de la pratique, le projet développe de nombreuses connaissances, à la fois journalistiques et environnementales. Grâce à Aurélie Delmas, les élèves apprennent les bases du métier : objectivité, choix d’angle, préparation d’interview, structure d’un reportage audio. Les rencontres avec le CENRA et l’éleveur leur permettent de comprendre les enjeux liés à la faune, à la flore, mais aussi aux pratiques agricoles et à la gestion d’un Espace Naturel Sensible. La sortie sur le terrain renforce ces apprentissages : observation de l’écosystème, identification d’espèces, découverte du lien entre élevage et biodiversité. Ainsi, le parcours articule savoirs théoriques et savoirs d’expérience, afin d’offrir une compréhension du vivant et des façons de le raconter.

Le mot des élèves

J’ai appris que…

"Il faut bien s'occuper de la nature et protéger la biodiversité", Louna "Il y a des espèces protégées que je ne connaissais pas", Aaron "La biodiversité est très importante pour l'être humain", Rayan "Le métier de journaliste est très intéressant", Hugo "La biodiversité c'est la nature : les animaux et les plantes", Théa "les vaches de Mickaël vivent entre 10 et 12 ans", Ilyes "La biodiversité ce n'est pas que la nature, c'est tout ce qui nous entoure, les animaux, les plantes et nous", Ambre "Le cuivré des marais est un papillon protégé à Chassagny", Jules "Le nombre de points d'une coccinelle n'a aucun rapport avec son âge", Eloi "On faisait partie de la biodiversité", Chloé "Il y a beaucoup de biodiversité autour de l'école", Camille (CM2) "Comment on entretien les champs et les espaces naturels. Et qu'on pouvait faire beaucoup de métiers en lien avec la nature", Celtine

Je retiens que pour être journaliste, il faut…

"demander des choses, enregistrer des choses", Lana "être attentif et à l'écoute", Hugo "être très attentif aux réponses", Noa "interroger des personnes", Mathéo "ne pas se faire avoir si la personne avec qui on est en train de parler ne dit pas de fake news", Théa "savoir poser beaucoup de questions", Camille (CM1) "ne pas être timide", alessandro "être poli, curieux, attentif et patient", Maddie "Raconter des faits et être attentif", fiona "retenir les 5W, faire des interviews et être curieux", Ilyes "enquêter, faire des interviews et surtout être curieux", Ambre "Poser des questions sur des choses qu'une personne connait mieux qu'une autre", Eloi "Toujours avoir des piles pour les enregidtreurs, et des écouteurs. Vérifier si les informations que l'on nous donne sont vraies ou fausses", Laura "dénoncer les fake news, montrer les faits et apprendre la vérité", Tabatha "Aller rencontrer des personnes et discuter avec elles. Toujours vérifier les informations", Olivia "ne pas hésiter à poser des questions", Elio "Il faut du bon matériel et de l'imagination", eloan "Répondre aux 5W, repérer s'il y a une fake news, poser des questions", Camille (CM2) "Ne pas avoir le trac et être habitué à beaucoup écrire (s'il faut écrire", Celtine

La question dont je suis le plus fier…

"Pourquoi la biodiversité, c'est important?", lana "Combien pèsent les vaches ?" Louna "De quelle taille est votre ferme?" Hugo "Toutes", Camille "Si nous sommes agriculteurs, pouvons nous manger nos vaches?", ilyes "Quel est l'animal que vous voulez protéger dans la biodiversité?", Ambre "est-ce qu'un veau peut têter une autre vache que sa mère?", Jules "Que faites vous pour la biodiversité?", Tabatha "Comment peut-on protéger la nature et comment peut-on faire attention aux animaux?"

J'attribue le César du meilleur moment :

"Quand j'ai vu les vaches manger", Aaron 'Mickaël et ses vaches", Hugo "La première séance, quand nous avons posé des questions tous ensemble par groupe et qu'on a enregistré les bruits dans l'école", Maddie "A l'agriculteur parce que j'ai adoré parler des vaches et des veaux", Ambre "Quand Mickaël nous a parlé de son attachement à ses vaches", Eloan

A propos d'Aurélie Delmas

Aurélie Delmas est une journaliste indépendante spécialisée dans les questions d’écologie et d’environnement. Elle collabore notamment avec Vert, média en ligne dédié à l’actualité écologique. Avant cela, elle a travaillé comme journaliste spécialisée sur l’écologie au sein de rédactions reconnues telles que Libération, Reporterre ou encore Mediapart, où elle a contribué à éclairer les enjeux environnementaux sous un angle exigeant et rigoureux.

En parallèle de ses activités journalistiques, Aurélie Delmas s’est également investie dans des projets d’éducation aux médias. En 2021, elle a animé à Metz un projet radio avec des collégiens allophones, leur permettant de découvrir l’expression radiophonique et de développer une prise de parole confiante.

Aujourd’hui, elle intervient dans le cadre de ce projet , apportant son expertise journalistique, sa connaissance fine des sujets écologiques et son expérience de médiation auprès des élèves de l'école de Chassagny.

Espaces naturels sensibles

Depuis 1991, le Département a mis en place une politique de préservation des espaces naturels remarquables. En 2013, l’inventaire départemental des espaces naturels sensibles du Département a été révisé et ce sont désormais 45 sites qui ont été retenus pour leur rareté.

Le pays mornantais a la particularité de posséder de nombreux espaces naturels de grande qualité, reconnus au niveau national et départemental.

La Copamo, grâce au soutien du Conseil départemental du Rhône dans le cadre de sa politique sur les ENS (Espaces naturels sensibles), intervient depuis 1995 dans la mise en place d’actions de gestion et de protection des espaces naturels remarquables (études, suivis naturalistes, gestion, sensibilisation, signalétique…).

3 espaces naturels sensibles (le plateau mornantais, la vallée du Bozançon et la vallée en Barret) font l’objet d’un plan de gestion, programme d’actions d’une durée de 5 à 10 ans répondant aux objectifs fixés pour l’espace naturel.

D’autres espaces naturels sensibles du territoire ne disposent pas encore de plan de gestion : la combe de Balmondon et le signal de Saint André.

Les autres projets de la convention